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Île-de-France : les ventes immobilières repartent de 10 % au deuxième trimestre 2026

Publié le 10 septembre 2026 · par Astero
Île-de-France : les ventes immobilières repartent de 10 % au deuxième trimestre 2026

Un rebond confirmé au deuxième trimestre 2026

Le marché immobilier francilien confirme son redressement progressif. Selon les données publiées début septembre 2026 par les Notaires du Grand Paris, 31 750 logements anciens ont changé de mains en Île-de-France entre avril et juin 2026, soit 10 % de plus qu'un an auparavant et 15 % de plus qu'au deuxième trimestre 2024. Le détail par type de bien montre une dynamique un peu plus favorable aux maisons individuelles en volume relatif : 23 070 appartements anciens ont été vendus (+11 % sur un an) contre 8 680 maisons (+8 %).

Les Notaires du Grand Paris appellent toutefois à la prudence sur ce chiffre de +10 %. Début 2025, une partie des acquéreurs avait anticipé la hausse des droits de mutation votée dans plusieurs départements, ce qui avait artificiellement gonflé les ventes du premier trimestre 2025 au détriment du deuxième. La comparaison sur un an s'en trouve donc favorisée. Ramenée à l'ensemble du premier semestre 2026, qui lisse cet effet de calendrier, la progression est plus mesurée : +4 % pour les appartements et +7 % pour les maisons par rapport au premier semestre 2025. Les professionnels du notariat parlent d'une « amélioration réelle », mais « encore fragile », insuffisante pour évoquer une reprise généralisée du marché.

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Paris et la petite couronne en tête, la grande couronne à la traîne

La reprise ne profite pas de façon homogène à tous les territoires franciliens. Paris affiche la plus forte progression du nombre de ventes, avec +20 % sur un an. La petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne) suit avec +11 %, tandis que la grande couronne reste nettement en retrait, à +4 % seulement.

Cet écart se retrouve dans le détail par type de bien. Les ventes d'appartements progressent de 10 % en petite couronne contre 3 % en grande couronne. Pour les maisons, l'écart est encore plus marqué : +17 % en petite couronne contre +6 % en grande couronne. Les zones les plus proches de Paris, mieux desservies et souvent plus recherchées, concentrent donc l'essentiel du regain d'activité, un constat que les professionnels locaux observent également dans les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne, deux départements où Astero accompagne régulièrement des vendeurs et des acheteurs.

Des prix stables, sans retour à la hausse générale

Le redémarrage des transactions ne s'accompagne pas d'une remontée des prix. Au deuxième trimestre 2026, les prix des logements anciens reculent de 0,3 % sur un an en Île-de-France et de 0,4 % sur trois mois. Pour les appartements, le prix moyen francilien s'établit à 6 130 €/m², en très légère hausse de 0,3 % sur un an mais en repli de 0,3 % sur trois mois. À Paris, le prix moyen des appartements anciens atteint 9 560 €/m², en hausse mesurée de 0,6 % sur un an.

Les maisons restent davantage orientées à la baisse, avec un recul de 1,5 % sur un an en Île-de-France (-1,4 % en petite couronne, -1,6 % en grande couronne). Leur prix de vente moyen s'établit à 320 000 euros. Les indicateurs avancés, issus des promesses de vente déjà signées, laissent présager un prix moyen des appartements parisiens autour de 9 620 €/m² fin septembre 2026, tandis que le recul annuel du prix des maisons pourrait s'accentuer, jusqu'à -2,8 % au troisième trimestre selon les projections des notaires.

Primo-accédants de retour, secundo-accédants freinés

Derrière ces moyennes, les études notariales constatent des situations très hétérogènes selon les profils d'acquéreurs. Les primo-accédants reviennent progressivement sur le marché, en particulier lorsqu'ils disposent d'un apport personnel ou d'un soutien familial. La situation reste plus délicate pour les secundo-accédants, notamment ceux qui doivent revendre un bien acheté dans un contexte de taux de crédit plus favorable qu'aujourd'hui, ce qui peut retarder leur propre projet d'achat.

L'investissement locatif dans l'ancien demeure quant à lui très limité. Le dispositif Jeanbrun, encore en phase de montée en puissance, n'a pour l'instant entraîné qu'un retour mesuré des investisseurs particuliers sur ce segment.

Le juste prix, condition pour ne pas bloquer la négociation

Le retour des acheteurs ne rééquilibre pas le rapport de force en faveur des vendeurs. Les acquéreurs restent en position favorable et se montrent exigeants : un bien dont le prix est jugé trop élevé par rapport au marché local peut ne recueillir aucune offre, même en zone tendue. Cette exigence des acheteurs explique une partie des délais de vente encore longs observés cet automne.

Le comportement des vendeurs face à cette exigence varie selon leur situation. Ceux qui bénéficient d'une plus-value importante, en particulier s'ils ont acheté leur bien il y a plusieurs années, acceptent plus facilement de réviser leurs prétentions à la baisse pour concrétiser la vente. À l'inverse, les propriétaires ayant acquis plus récemment, avec une marge de négociation plus réduite, se montrent souvent plus réticents à baisser leur prix, ce qui contribue à bloquer certaines transactions. Faire estimer son bien sur des bases objectives, comparables et actualisées reste donc la première étape pour fixer un prix cohérent avec la demande réelle, plutôt que de multiplier les baisses successives une fois le bien déjà affiché depuis plusieurs mois.

  • Un bien correctement positionné dès la mise en vente attire davantage de visites qualifiées et limite le risque de blocage de la négociation.
  • Un dossier de vente complet (diagnostics, documents de copropriété, situation d'éventuelle plus-value) rassure des acheteurs devenus plus attentifs.
  • Pour les acheteurs, la position de force actuelle permet de négocier plus sereinement, sans céder à la précipitation sur un bien surévalué.

Ce qui pourrait freiner la reprise à la rentrée

Pour les prochains mois, les Notaires du Grand Paris décrivent un marché « toujours hésitant et très sensible à son environnement ». L'attentisme lié au contexte politique national et aux tensions internationales reste important. Le scénario le plus probable reste celui d'une reprise lente, à condition que les conditions de financement demeurent stables : une remontée des taux de crédit immobilier, évoquée par plusieurs établissements bancaires pour la fin d'année 2026, pourrait à nouveau ralentir la dynamique observée depuis le printemps. Au-delà de quelques mois, la visibilité reste faible, et le marché francilien continue de s'adapter à un nouveau régime d'activité et de prix.

Questions fréquentes

Le marché immobilier francilien est-il vraiment reparti en 2026 ?

Les ventes de logements anciens ont progressé de 10 % sur un an en Île-de-France au deuxième trimestre 2026, selon les Notaires du Grand Paris. Ramenée au premier semestre complet, la hausse est plus mesurée (+4 % pour les appartements, +7 % pour les maisons), ce qui traduit une amélioration réelle mais encore fragile, pas une reprise généralisée.

Les prix immobiliers augmentent-ils à nouveau en petite couronne ?

Non. Les prix restent globalement stables, voire en léger recul : -1,4 % sur un an pour les maisons en petite couronne, tandis que les appartements évoluent peu. Le rebond des ventes n'a pas encore entraîné de remontée générale des prix.

Pourquoi certaines ventes restent-elles bloquées malgré la reprise ?

Les acheteurs restent en position favorable et n'hésitent pas à ignorer les biens surévalués. Les vendeurs ayant acheté récemment, avec une marge de négociation réduite, se montrent souvent plus réticents à baisser leur prix, ce qui peut prolonger le délai de vente.

Qui achète le plus en 2026, primo-accédants ou investisseurs ?

Les primo-accédants reviennent progressivement, surtout lorsqu'ils disposent d'un apport ou d'un soutien familial. L'investissement locatif dans l'ancien reste en revanche limité, le dispositif Jeanbrun n'ayant pour l'instant entraîné qu'un retour mesuré des investisseurs.

Qu'est-ce qui pourrait freiner la reprise du marché à la rentrée 2026 ?

Les Notaires du Grand Paris évoquent surtout le risque d'une remontée des taux de crédit immobilier, qui pourrait ralentir la dynamique observée depuis le printemps. Le contexte politique et international entretient aussi l'attentisme de certains acheteurs et vendeurs.

Pourquoi vendre avec Astero dans ce contexte de marché ?

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