Astero Immobilier

Nos offres

Estimation gratuite Vendre avec Astero La vente interactive La recherche personnalisée Nos annonces

Astero

Services & honoraires Devenir conseiller immobilier Parrainage : 1 000 € Nous contacter Espace client
AccueilBlog › DPE 2027 : le coefficient électricité officiellement abaissé, jusqu'à 300 000 logements reclassés
Vente

DPE 2027 : le coefficient électricité officiellement abaissé, jusqu'à 300 000 logements reclassés

Publié le 1 septembre 2026 · par Astero
DPE 2027 : le coefficient électricité officiellement abaissé, jusqu'à 300 000 logements reclassés

Un arrêté publié fin août change le calcul du DPE

Un arrêté daté du 19 août 2026, publié au Journal officiel le 26 août, modifie une nouvelle fois le mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE). À compter du 1er janvier 2027, le facteur de conversion appliqué à l'électricité pour obtenir sa valeur en énergie primaire passera de 1,9 à 1,7. Concrètement, 100 kWh d'électricité consommés, aujourd'hui comptés comme 190 kWh dans le calcul du DPE, n'en représenteront plus que 170 à partir de janvier prochain. Le gaz et le fioul restent affectés d'un coefficient de 1, ce qui accentue l'écart entre les modes de chauffage dans le résultat final du diagnostic.

Cette évolution fait suite à une première baisse du même coefficient, déjà appliquée les années précédentes. Une consultation publique a précédé la publication du texte : sur 108 contributions recensées par l'administration, 78 étaient défavorables à la mesure, contre 29 favorables. La principale critique porte sur le fait que des logements amélioreront leur classement sans qu'aucun euro n'ait été investi dans des travaux, un point que l'administration reconnaît elle-même dans la synthèse de cette consultation.

Vous envisagez de vendre votre bien ?
Obtenez une estimation gratuite, précise et sans engagement en 2 minutes.
Estimer mon bien

Combien de logements pourraient changer de classe

Sur la base du parc de résidences principales au 1er janvier 2025, le gouvernement estime qu'environ 300 000 logements pourraient sortir des classes F ou G grâce au nouveau coefficient, sans aucune modification physique du bâtiment. Le détail communiqué par l'administration distingue près de 200 000 logements aujourd'hui classés F et environ 100 000 classés G. Dans le seul parc locatif privé, l'impact est évalué à environ 125 000 logements, soit une baisse de 14 % du nombre de passoires thermiques recensées dans ce parc.

L'effet touche presque exclusivement les logements chauffés à l'électricité. La fiche d'impact accompagnant la réforme évoque plus de 35 % des passoires électriques susceptibles de sortir de F ou G, contre moins de 2 % des passoires chauffées au gaz. L'électricité utilisée pour l'eau chaude sanitaire ou d'autres usages entre également dans le calcul : un logement n'a donc pas besoin d'être intégralement chauffé à l'électricité pour bénéficier du nouveau coefficient.

Une lettre qui change, pas une consommation qui baisse

Le point mérite d'être répété pour les vendeurs comme pour les acheteurs : ce reclassement ne modifie ni l'isolation du logement, ni ses équipements, ni le montant réel des factures payées par l'occupant. Il s'agit d'un ajustement du mode de calcul, pas d'une rénovation. Un logement peut donc gagner une lettre au DPE sans gagner un degré de confort, ce qui justifie de continuer à examiner les factures d'énergie et l'état du bâti au-delà de la seule étiquette.

Faut-il refaire son diagnostic avant la vente ?

Non. Les DPE réalisés avant le 1er janvier 2027 et encore valides ne perdent pas leur validité. Une attestation intégrant le nouveau coefficient pourra être générée gratuitement via l'Observatoire DPE-Audit de l'Ademe, sans nouvelle visite d'un diagnostiqueur. Cette attestation recalcule uniquement le classement à partir des caractéristiques déjà enregistrées, avec le coefficient de 1,7 à la place de 1,9. Le dispositif s'applique aussi aux logements ayant déjà bénéficié d'une attestation lors de la précédente réforme.

Le calendrier a toutefois son importance pour un propriétaire qui prépare une vente ou une mise en location d'ici la fin de l'année : le coefficient de 1,9 reste applicable jusqu'au 31 décembre 2026, celui de 1,7 entrant en vigueur seulement le 1er janvier 2027.

Ce que le reclassement peut changer pour une vente

La classe énergétique pèse désormais sur la négociation et sur le budget de travaux que les acheteurs intègrent dans leur projet. Passer de G à F, de F à E ou de E à D peut donc modifier la perception d'un bien, même en l'absence de toute rénovation. Le reclassement peut aussi avoir une conséquence réglementaire concrète : l'audit énergétique est aujourd'hui obligatoire pour la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G. Un bien qui passerait de E à D pourrait donc s'en trouver dispensé, les logements D n'entrant dans ce dispositif qu'à partir du 1er janvier 2034.

Pour les propriétaires qui envisagent aussi la location, un logement classé G qui sortirait de cette classe retrouverait la possibilité d'être loué au regard du critère de décence énergétique, en vigueur depuis le 1er janvier 2025 en métropole ; les logements F seront à leur tour concernés à partir du 1er janvier 2028. Un passage de F à E reste plus déterminant qu'un simple maintien en F, puisque cette dernière classe sera exclue de la location à son tour en 2028.

Ce qu'il faut vérifier avant de signer

  • Demander la date de réalisation du DPE actuel et sa validité résiduelle avant toute mise en vente.
  • Anticiper si une vente prévue début 2027 pourrait bénéficier du recalcul automatique via l'Ademe.
  • Ne pas fonder la valeur d'un bien sur la seule étiquette : demander les factures d'énergie des trois dernières années.
  • Vérifier, pour une maison individuelle ou un immeuble en monopropriété classé E, F ou G, si un audit énergétique reste obligatoire après un éventuel reclassement.
  • Pour un bien loué, vérifier l'incidence d'un changement de classe sur le gel des loyers applicable aux logements F et G.

Entre l'ancien et le nouveau calcul, la meilleure protection reste la même pour un vendeur comme pour un acheteur : croiser l'étiquette énergétique avec l'état réel du bâti, les travaux déjà réalisés et les factures effectivement payées, plutôt que de s'arrêter à une lettre appelée à évoluer une nouvelle fois dans les mois qui viennent.

Questions fréquentes

Faut-il refaire son DPE pour bénéficier du nouveau coefficient électrique ?

Non. Si le diagnostic est encore valide, une attestation intégrant le coefficient de 1,7 pourra être générée gratuitement via l'Observatoire DPE-Audit de l'Ademe, sans nouvelle visite d'un diagnostiqueur.

Combien de logements pourraient sortir des classes F ou G ?

Le gouvernement estime qu'environ 300 000 résidences principales pourraient quitter les classes F ou G au 1er janvier 2027 : près de 200 000 aujourd'hui classées F et environ 100 000 classées G, dont 125 000 dans le seul parc locatif privé.

Le nouveau calcul peut-il faire perdre une classe à un logement ?

Non. La baisse du coefficient appliqué à l'électricité ne peut qu'améliorer ou laisser inchangé le classement d'un logement à caractéristiques égales ; elle ne peut pas le dégrader.

Un meilleur classement DPE signifie-t-il que le logement consomme réellement moins ?

Non. Le reclassement résulte d'un changement de mode de calcul, pas d'une rénovation. L'isolation, les équipements et le montant des factures restent inchangés.

Quand le nouveau coefficient de 1,7 entre-t-il en vigueur ?

Le 1er janvier 2027. Jusqu'au 31 décembre 2026, le coefficient de 1,9 reste applicable pour le calcul du DPE.

Pourquoi vendre avec Astero pour un bien concerné par un changement de DPE ?

Astero est une agence fondée par d'anciens notaires, avec des honoraires fixes dès 4990 € au lieu d'un pourcentage du prix de vente, en mandat simple. L'accompagnement inclut une estimation sur bases notariales, un audit juridique du dossier, des photos professionnelles HDR, une visite virtuelle et la diffusion de l'annonce sur plus de 35 portails, pour sécuriser une vente y compris lorsque la classe énergétique du bien évolue.