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PTZ parentalité : jusqu'à 100 000 € pour agrandir son logement, ce qui est encore à l'étude

Publié le 14 octobre 2026 · par Astero
PTZ parentalité : jusqu'à 100 000 € pour agrandir son logement, ce qui est encore à l'étude

Un prêt à taux zéro pensé pour les familles qui s'agrandissent

Le prêt à taux zéro (PTZ) est aujourd'hui réservé, dans l'immense majorité des cas, aux ménages qui n'ont pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années. Un couple qui possède déjà un logement, même devenu trop petit après la naissance d'un enfant, ne peut donc pas y prétendre pour financer un bien plus grand.

Le projet de loi de finances pour 2027 propose de lever ce verrou pour une catégorie précise de ménages : ceux qui attendent un enfant ou qui ont à charge un enfant de moins de trois ans. Inscrite à l'article 7 du texte, cette mesure, portée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, s'inscrit dans une logique de soutien à la natalité et à la mobilité résidentielle des familles.

Le principe retenu par le gouvernement

Dans sa version initiale, le dispositif conserve les plafonds de ressources applicables au PTZ classique. Le montant accordé dépendrait des caractéristiques de l'opération (zone géographique, type de logement, part du projet financée) et des règles de droit commun du prêt. Un ménage ayant déjà bénéficié d'un PTZ par le passé pourrait en obtenir un second, mais une seule fois.

Concrètement, un couple propriétaire d'un deux pièces et attendant un deuxième enfant pourrait ainsi solliciter une nouvelle tranche de PTZ pour acheter un trois pièces, sous réserve de respecter les critères d'éligibilité définitifs.

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Les députés proposent un dispositif nettement plus large

Le 8 octobre 2026, la commission des finances de l'Assemblée nationale a adopté un amendement du député Jean Paul Mattei, qui reprend plusieurs propositions défendues au printemps par Constance de Pélichy dans le cadre d'un texte sur le « PTZ familial ». Trois évolutions principales sont proposées.

Un enfant jusqu'à cinq ans, sans condition de ressources

L'âge limite de l'enfant passerait de trois à cinq ans. Surtout, les plafonds de ressources seraient supprimés pour cette dérogation : des ménages aujourd'hui exclus du PTZ en raison de leurs revenus pourraient donc accéder à un financement sans intérêts, dans la limite d'un montant plafonné à 100 000 euros par opération et d'une quotité ne pouvant dépasser 50 % du coût total du projet.

Ce plafond de 100 000 euros ne constitue pas un droit automatique : le montant réellement accordé dépendrait du coût du projet et des modalités définitives retenues par les textes.

Financer un agrandissement plutôt qu'un déménagement

Autre évolution proposée par les amendements parlementaires : permettre de financer des travaux d'agrandissement de la résidence principale, même sans nouvel achat immobilier. Une famille qui construit une extension pour créer deux chambres, pour un coût de 80 000 euros, pourrait ainsi obtenir jusqu'à 40 000 euros de PTZ avec un plafond de financement fixé à 50 %, le solde restant à financer par apport personnel ou crédit classique.

Cette option intéresse en particulier les propriétaires qui souhaitent rester dans leur logement actuel, éviter les frais liés à une nouvelle acquisition ou conserver un crédit immobilier souscrit à un taux avantageux. Ces exemples restent illustratifs : aucun droit à ces montants n'est aujourd'hui ouvert.

Un dispositif encore loin d'être adopté

Le calendrier parlementaire mérite d'être suivi avec attention avant d'intégrer cette aide à un plan de financement. Le 8 octobre, la commission des finances a adopté l'amendement élargissant le dispositif. Dès le lendemain, cette même commission a rejeté la première partie du projet de budget : les modifications votées la veille ne constituent donc pas automatiquement le texte qui sera examiné en séance.

L'examen en séance publique a débuté le 13 octobre 2026. Plusieurs amendements reprenant la version élargie (enfant de moins de cinq ans, suppression des conditions de ressources, financement de l'agrandissement, plafond de 100 000 euros) ont été redéposés, notamment par Constance de Pélichy et Jean Paul Mattei. Leur dépôt ne préjuge en rien de leur adoption : les députés doivent encore se prononcer, et même en cas de vote favorable, les dispositions devront poursuivre leur parcours législatif jusqu'à l'adoption définitive du budget.

Le débat divise par ailleurs les groupes politiques. À gauche, certains élus redoutent qu'un dispositif sans condition de ressources ne mette en concurrence des ménages aisés et des familles qui ne peuvent se passer d'un PTZ pour accéder à la propriété. D'autres y voient au contraire un levier pour débloquer des projets de familles déjà propriétaires, aujourd'hui exclues du dispositif.

Que faire si votre projet immobilier approche

Pour l'instant, aucune banque ne peut accorder de PTZ parentalité : seul le dispositif actuel, réservé aux primo-accédants, est en vigueur. Les familles dont le projet se précise ont néanmoins intérêt à faire chiffrer dès maintenant plusieurs scénarios, qu'il s'agisse d'acheter plus grand ou d'agrandir le logement existant, en gardant à l'esprit qu'un PTZ, même élargi, ne couvrirait qu'une partie du budget total.

Il reste en revanche prudent de ne pas intégrer ce dispositif dans un plan de financement avant que ses contours définitifs, son calendrier d'entrée en vigueur et les conditions d'octroi ne soient fixés par un texte définitivement adopté.

  • Le projet gouvernemental reste à ce stade plus restrictif que la version portée par les députés.
  • Le vote de la première partie du budget en séance conditionne la suite du parcours législatif.
  • Les montants évoqués (jusqu'à 100 000 euros) sont des plafonds théoriques, pas des droits acquis.

Questions fréquentes

Le PTZ parentalité est-il déjà en vigueur ?

Non. Il s'agit d'un projet inscrit dans le budget 2027, encore en discussion à l'Assemblée nationale depuis le 13 octobre 2026. Aucune banque ne peut aujourd'hui accorder ce prêt.

Qui pourrait bénéficier du PTZ parentalité dans sa version gouvernementale ?

Les ménages attendant un enfant ou ayant un enfant de moins de trois ans, même s'ils ont déjà été propriétaires, sous réserve de respecter les plafonds de ressources du PTZ classique.

Que proposent les députés en plus de la version du gouvernement ?

Un âge limite de l'enfant porté à cinq ans, la suppression des conditions de ressources, un plafond de 100 000 euros par opération et la possibilité de financer des travaux d'agrandissement sans nouvel achat.

Peut-on dès maintenant compter sur ce dispositif pour financer un achat ?

Non, il est recommandé de ne pas intégrer cette aide à un plan de financement tant que ses conditions définitives et sa date d'entrée en vigueur ne sont pas fixées par un texte adopté.

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