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Vol de données de propriétaires : comment sécuriser votre bien avant une vente en 2026

Publié le 9 octobre 2026 · par Astero
Vol de données de propriétaires : comment sécuriser votre bien avant une vente en 2026

Une fuite de données qui touche des millions de propriétaires

Fin août 2026, le site public «Zéro logement vacant», utilisé par l'administration pour identifier les logements inoccupés et contacter leurs propriétaires, a fait l'objet d'une intrusion informatique. Un groupe de pirates informatiques, qui s'est fait connaître sous le nom de Zerobytes, a revendiqué le vol d'une base de données contenant des informations personnelles sur un très grand nombre de propriétaires immobiliers en France. Début octobre 2026, la presse spécialisée a révélé l'ampleur de l'incident, évoquant jusqu'à 48 millions de profils concernés. Le ministère du Logement n'a, à ce jour, apporté aucune précision publique sur la nature exacte des données dérobées ni sur les mesures prises.

Pour un propriétaire, cette actualité n'est pas anodine. Le site visé collecte des informations qui permettent d'identifier une adresse, une identité, et dans certains cas la situation d'un bien (vacant, en vente, en location). Ce type de données, entre de mauvaises mains, peut faciliter le repérage de logements inoccupés, un facteur de risque directement cité par des experts en sécurité consultés par la presse : squats et cambriolages.

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Pourquoi ce type de fuite augmente le risque de squat ou de cambriolage

Un logement vacant, qu'il attende un nouveau locataire, qu'il soit en cours de succession ou qu'il soit sur le marché de la vente, reste une cible privilégiée des squatteurs et des cambrioleurs. Plus l'information sur sa vacance circule facilement, plus le risque augmente. Une base de données croisant adresse et statut d'occupation constitue, de ce point de vue, une ressource précieuse pour qui chercherait à repérer rapidement des cibles.

Ce risque concerne particulièrement :

  • les propriétaires d'un bien hérité, resté vide en attendant un règlement de succession ;
  • les propriétaires qui ont déjà quitté leur logement avant la signature de l'acte de vente ;
  • les investisseurs qui possèdent un bien locatif temporairement sans occupant ;
  • les propriétaires de résidences secondaires occupées seulement une partie de l'année.

Ce que l'on sait, et ce que l'on ne sait pas encore

À la date de publication de cet article, aucune procédure officielle ne permet à un propriétaire de vérifier individuellement si ses données ont figuré dans la base dérobée. Les autorités n'ont pas communiqué de calendrier de notification individuelle, ni confirmé la liste précise des champs de données concernés (identité, adresse, numéro fiscal, par exemple). Cette absence de communication est elle-même pointée du doigt par plusieurs observateurs, qui estiment que les propriétaires concernés devraient être informés sans délai, comme le prévoit en principe la réglementation sur la protection des données personnelles.

Les réflexes à adopter sans attendre une confirmation officielle

Sur le plan numérique

  • Modifier les mots de passe des comptes administratifs liés au logement (impots.gouv.fr, service-public.fr, espace propriétaire de la commune) ;
  • Activer, si ce n'est pas déjà fait, la double authentification sur ces comptes ;
  • Rester vigilant face aux courriels ou SMS inhabituels se présentant comme émanant du service des impôts, d'une mairie ou d'un organisme lié au logement (hameçonnage) ;
  • Ne jamais communiquer de coordonnées bancaires ou de copie de pièce d'identité en réponse à un message non sollicité.

Sur le plan physique

  • Limiter autant que possible la durée pendant laquelle un bien reste visiblement inoccupé ;
  • Éviter d'annoncer une absence prolongée sur les réseaux sociaux ou auprès de contacts peu connus ;
  • Demander à un voisin de relever le courrier et de signaler toute activité suspecte ;
  • Vérifier que le contrat d'assurance habitation couvre bien les risques de squat et de cambriolage, y compris lorsque le logement est temporairement vide ;
  • Installer un éclairage programmé ou un système d'alarme visible, qui reste un frein dissuasif reconnu.

Le cas particulier d'un bien en cours de vente

Pendant la période de commercialisation, un logement est souvent visité à plusieurs reprises, parfois par des personnes qui n'achèteront jamais mais qui ont pu identifier qu'il est vacant. Quelques précautions simples réduisent l'exposition :

  • Organiser les visites sur rendez-vous et vérifier l'identité des visiteurs plutôt que de laisser un accès libre ;
  • Éviter de laisser des clés en accès libre dans une boîte à clés non sécurisée ;
  • Privilégier un accompagnement professionnel des visites plutôt qu'un accès autonome prolongé ;
  • Réduire le délai entre la mise en vente et la signature, qui limite mécaniquement la période d'exposition du bien.

Que faire en cas de suspicion avérée d'usurpation ou de tentative d'intrusion

Si un propriétaire constate une tentative de fraude (ouverture de compte non sollicitée, courrier administratif inhabituel, tentative d'accès à son logement), il peut :

  • déposer une plainte auprès des services de police ou de gendarmerie ;
  • signaler l'incident à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), compétente en matière de fuite de données personnelles ;
  • alerter sa compagnie d'assurance habitation, qui peut, selon les contrats, proposer des mesures de prévention complémentaires.

Cette fuite de données rappelle, plus largement, que la sécurisation d'un bien ne se limite pas à ses serrures : elle passe aussi par la vigilance numérique et par un accompagnement rigoureux pendant toute la durée d'une mise en vente.

Questions fréquentes

Comment savoir si mes données ont été concernées par cette fuite ?

Début octobre 2026, aucun dispositif officiel de vérification individuelle n'a été mis en place par les autorités. Il est conseillé de surveiller les communications officielles sur service-public.fr et impots.gouv.fr, et de rester attentif à toute activité inhabituelle sur les comptes liés à son logement.

Quels sont les risques concrets pour un propriétaire ?

Les experts cités par la presse évoquent surtout un risque accru de squat et de cambriolage pour les logements identifiés comme vacants, ainsi qu'un risque de tentatives de phishing ou d'usurpation d'identité utilisant les informations dérobées.

Que faire immédiatement en cas de suspicion ?

Modifier les mots de passe des comptes administratifs liés au logement, activer la double authentification quand elle est disponible, et rester vigilant face à tout courriel ou SMS inhabituel se présentant comme officiel.

Comment protéger un bien vacant pendant une vente ?

Organiser les visites sur rendez-vous, éviter les boîtes à clés non sécurisées, limiter la durée pendant laquelle le logement reste visiblement inoccupé et vérifier que l'assurance habitation couvre les risques de squat et de cambriolage.

Un propriétaire concerné peut-il porter plainte ?

Oui. Il peut déposer une plainte auprès de la police ou de la gendarmerie et signaler l'incident à la CNIL, compétente en matière de fuite de données personnelles.

Pourquoi vendre avec Astero dans ce contexte ?

Astero a été fondée par d'anciens notaires et propose des honoraires fixes dès 4990 €, au succès, au lieu d'un pourcentage du prix (la moyenne des agences tournant autour de 4,87 %). Le mandat simple et l'accompagnement complet, estimation sur bases notariales, audit juridique, gestion encadrée des visites, diffusion sur plus de 35 portails, permettent de réduire la durée pendant laquelle un bien reste exposé et vacant.