Présidentielle 2027 : faut-il attendre pour vendre ou acheter ?
Un marché immobilier tiraillé entre envie et prudence
Le marché immobilier français traverse une période paradoxale en 2026 : l'envie d'investir dans la pierre reste forte, mais elle se heurte à des inquiétudes bien réelles. Selon la première édition du baromètre Maslow.immo, publiée fin août 2026, un Français sur deux (50 %) juge l'investissement locatif attractif, voire très attractif (11 %). Face aux autres placements, l'immobilier locatif conserve une place de choix : 23 % des Français le citent parmi les plus attractifs, juste derrière l'assurance-vie (35 %) et les livrets réglementés (28 %), à égalité avec la Bourse (22 %).
Cette attractivité se heurte cependant à un obstacle majeur : l'accessibilité. 56 % des personnes interrogées estiment que l'investissement immobilier n'est plus vraiment, voire plus du tout, à la portée des classes moyennes. Le frein n'est donc plus seulement financier à l'achat : c'est aussi la capacité à assumer le risque locatif qui inquiète, entre craintes d'impayés, de squat et de charges croissantes.
Un Français sur trois prêt à ajuster son calendrier avant l'élection
À quelques mois de l'échéance présidentielle de 2027, l'étude Maslow.immo montre qu'un tiers des Français (33 %) reconnaît que l'issue du scrutin pourrait influencer sa décision immobilière : 12 % envisagent d'avancer leur projet, 21 % de le reporter. Les motifs de cette prudence sont connus des professionnels du secteur : les changements successifs de fiscalité, l'encadrement des loyers et l'évolution des normes énergétiques ont installé un climat d'incertitude durable chez les propriétaires comme chez les candidats à l'achat.
Cette hésitation ne concerne pas que les investisseurs locatifs. Elle touche aussi les vendeurs et les acheteurs de résidence principale, parfois tentés d'attendre une meilleure visibilité avant de se lancer, quitte à repousser un projet de vie mûri depuis plusieurs mois.
Ce qui pèse réellement sur les prix et les décisions
D'après le baromètre, les critères qui orientent le plus les décisions d'achat ne sont pas d'abord politiques. Parmi les investisseurs potentiels, les priorités exprimées sont une meilleure protection contre les impayés et le squat (23 %) et une baisse du prix des biens (22 %), devant la baisse des taux de crédit (17 %). La confiance à long terme dépend d'abord de la situation économique générale (34 %) et de la fiscalité immobilière (26 %), le climat politique arrivant en troisième position (21 %).
Autre enseignement : les projets restent mesurés. 64 % des acquéreurs potentiels envisagent de consacrer moins de 150 000 € à leur investissement, et seuls 6 % tablent sur un budget de 250 000 € ou plus. Le marché ne se joue donc pas uniquement sur le calendrier électoral, mais sur des fondamentaux concrets : taux d'emprunt, prix affiché, fiscalité en vigueur et sécurité juridique de l'opération.
Pourquoi attendre l'élection n'est pas toujours la bonne stratégie
Le calendrier personnel prime sur le calendrier politique
Un projet immobilier répond avant tout à une situation de vie : mutation professionnelle, naissance, séparation, succession ou simple envie de changer de cadre de vie. Reporter une vente ou un achat de plusieurs mois dans l'attente d'un résultat électoral incertain expose à un double risque : voir le marché évoluer entre-temps (taux, prix, demande locale) et perdre l'opportunité identifiée aujourd'hui, qu'il s'agisse d'un bien correspondant exactement aux critères recherchés ou d'un acquéreur déjà positionné.
Les règles en vigueur aujourd'hui sont connues, celles de demain ne le sont pas
Vendre ou acheter sur la base d'une réglementation actuelle et documentée (DPE, fiscalité, encadrement des loyers) reste plus sûr que de parier sur des annonces de campagne qui n'ont, à ce stade, aucune valeur juridique. Un projet bien préparé, avec une estimation actualisée et un dossier juridique complet, limite les mauvaises surprises quel que soit le contexte politique.
Ce que peuvent faire vendeurs et acheteurs dès maintenant
Plutôt que d'attendre un hypothétique changement de cadre, plusieurs actions concrètes permettent d'avancer sereinement :
- Faire estimer son bien sur des bases factuelles (transactions notariales récentes dans le quartier), pour vendre au juste prix sans attendre un signal politique.
- Sécuriser son financement en amont (simulation, assurance emprunteur, apport) afin de pouvoir réagir vite si une opportunité se présente.
- Vérifier les diagnostics et documents obligatoires (DPE, état des risques, situation de copropriété) pour éviter tout blocage de dernière minute.
- Suivre l'évolution locale des taxes et charges (taxe foncière, charges de copropriété) plutôt que les seules annonces nationales, les écarts entre communes restant importants.
- Se faire accompagner par des professionnels capables d'objectiver la décision plutôt que de la reporter par prudence excessive.
L'incertitude politique fait partie du paysage immobilier depuis plusieurs cycles électoraux, sans empêcher la réalisation de milliers de ventes chaque mois en Bretagne comme en petite couronne parisienne. Un projet bien préparé, appuyé sur des données fiables plutôt que sur des anticipations, reste une protection plus solide que l'attentisme.
Questions fréquentes
Faut-il attendre la présidentielle de 2027 pour vendre son bien immobilier ?
Non, pas nécessairement. Selon le baromètre Maslow.immo (août 2026), 21 % des Français interrogés envisagent de reporter leur projet en raison de l'échéance électorale. Les fondamentaux (taux, prix, fiscalité en vigueur) pèsent davantage sur la décision que le seul calendrier politique.
Quels facteurs influencent le plus les décisions d'achat ou de vente en 2026 ?
D'après cette même étude, la protection contre les impayés et le squat (23 %), le niveau des prix (22 %) et les taux de crédit (17 %) arrivent devant les considérations politiques parmi les critères cités par les Français.
Quel budget les Français envisagent-ils pour un investissement locatif ?
64 % des acquéreurs potentiels prévoient de consacrer moins de 150 000 € à leur projet locatif, et seuls 6 % envisagent un budget de 250 000 € ou plus, signe d'une approche prudente du marché.
Un changement de gouvernement peut-il modifier la fiscalité immobilière ?
C'est une possibilité anticipée par les Français (26 % citent la fiscalité comme facteur de confiance), mais aucune modification n'est actée avant un vote effectif et sa transcription en loi de finances. Agir sur la base des règles actuelles reste la démarche la plus sûre.
Comment sécuriser un projet immobilier avant une échéance électorale incertaine ?
Il est recommandé de disposer d'une estimation actualisée, d'un dossier juridique complet (diagnostics, situation de copropriété) et d'un financement pré-validé, afin de pouvoir concrétiser rapidement dès qu'une opportunité correspond au projet.
Pourquoi vendre avec Astero plutôt que d'attendre un contexte jugé plus favorable ?
Fondée par d'anciens notaires, Astero propose des honoraires fixes dès 4990 €, au lieu d'un pourcentage du prix de vente, dans le cadre d'un mandat simple. L'estimation s'appuie sur des bases notariales, le dossier juridique est audité en amont et le bien est diffusé sur plus de 35 portails, ce qui permet d'avancer un projet de vente sans attendre un hypothétique changement de contexte.



